Les armes de l’école de la Providence de Baure

Petit cours d’héraldique ou comment marier la Géométrie et l’Histoire pour un peu de culture !

Les armes de l’école de la Providence

Armes, écus, blasons, armoiries, legs épiques d’un passé qui a de larges prolongements dans l’actualité. Qui n’a jamais admiré ces lions agressifs, ces aigles griffues, ces éclatantes fleurs de lys et ces partitions aux couleurs éclatantes, témoins de la petite et de la grande Histoire que l’on découvre au hasard des châteaux, des églises, des musées ainsi qu’épars dans la cour de l’école sur les cœurs de nos petits chevaliers et de nos gentes damoiselles, preux défenseurs d’une science, d’une méthode et d’une morale séculaires…

Le blasonnement est l’art et la science de décrire un écu selon un langage conventionnel qui permet de comprendre sa composition sans avoir recours au dessin. Un petit cours d’héraldique vous donnerait le goût de décrire correctement les différents emblèmes de notre pays, d’Europe, de châteaux, de provinces….car après tout, il est aussi intéressant, en voyant sur un écu une large bande verticale de dire : « c’est un pal de sable sur champ d’or » que devant un portail roman de déclarer : « les voussoirs des archivoltes sont sculptés en pointe de diamant ».

En attendant un cours annexe à ceux de l’histoire médiévale, de l’école de la Providence, voilà les armes :
« Ecartelé au un et quatre d’azur à deux clefs d’or en sautoir, le panneton vers le chef et tourné vers l’extérieur, accompagné de trois larmes d’argent, deux en fasce et une en pointe, au deux d’or au château de sable ouvert, ajouré et couvert, au trois d’or charge du livre ouvert et de la plume sable. »

Et la symbolique ?
L’école de la Providence, a pour aumônerie, la fraternité sacerdotale Saint-Pierre, aussi, les cantons chef dextre et abîme sénestre (en haut à gauche et en bas à droite) représentent les armes de la FSSP. Les deux clefs croisées évoquent l’apôtre Saint-Pierre, patron de la fraternité, elles rappellent aussi le Saint-Siège. Le fond bleu, couleur mariale, rappelle que la fraternité est sous la protection de la Sainte-Vierge. Les larmes enfin, commémorent la triple protestation d’amour de Saint-Pierre à Notre-Seigneur Jésus-Christ.
Quant aux deux autres cantons, ils représentent, pour celui en chef sénestre le château de Clermont offert à Monsieur l’abbé Tibur, il y a cinquante ans contre la promesse qu’il servirait à une œuvre au service des enfants. Le canton trois, en abîme dextre montre les outils du parfait écolier : le livre et la plume.

Petit lexique héraldique ….
Ecartelé signifie coupé en quatre par deux segments, un horizontal et un vertical. Chaque quart se nomme un canton, ceux en haut sont ceux du chef, ceux du bas, ceux de l’abîme. Un blason se regarde comme une figure, en miroir, d’où l’inversion droite gauche.
En héraldique, la première et principale loi est celle des Emaux et des Métaux. Seules huit couleurs sont employées :

  1. Les Emaux : Gueules (rouge), azur (bleu), sable (noir), sinople (vert) pourpre et orange
  2. Les Métaux : or (jaune) et argent (blanc)

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Marixa Casedevant, institutrice du cours élémentaire